AAMC

Académie Arts Martiaux & Culture

QI GONG - KUNG FU YI QUAN

BOXE POINGS/PIEDS

SELF DÉFENSE

REMISE EN FORME - PRÉPARATION PHYSIQUE

Pour une philosophie du corps

LES 8 ÉTAPES DE LA PRATIQUEDU QI GONG
UNE ÉTUDE EN HUIT ÉTAPES :

Il existe de nombreuses techniques de Qi Gong,
qui bien qu'elles s'appuient sur les mêmes principes,
utilisent des techniques différentes.
Nous étudierons ici le
style de Qi Gong Yang Sheng, étudié et enseigné
dans les cours de l'AAMC.

L'ensemble des techniques de Qi Gong visent à :

• améliorer la circulation du Qi (énergie vitale)
• renforcer les défenses immunitaires
• décontracter l'esprit
• améliorer la concentration
• renforcer les 5 organes principaux
(coeur, foie, rate, reins, poumons)

La spécificité du Qi Gong Yang Sheng est d'ajouter
à ces qualités :

• renforcement des os, tendons, articulations
• tonification des muscles
• homogénéïté du mouvement
• coordination

LA BASE : LES TECHNIQUES D'ENRACINEMENT

1) Le ZHANG ZHUANG GONG (position du pieu ou
position d'enracinement) est la base de notre
pratique du QI GONG.
Les positions d'enracinement pour la fortification
du corps et la fixation du mental.
On s'y entraîne sous une apparence d'immobilité.
En réalité on apprend à l'ensemble du corps à
s'orienter vers les six directions principales
(les six directions de base) : devant, derrière,
vers le haut, vers le bas, en ouverture et en
fermeture).
Et en même temps sur deux directions complémentaires :
circulaire, vers la gauche et vers la droite.
Ce sont ces petits mouvements qui améliorent la
coordination des mouvements et qui tonifient le
système musculaire, tendineux et osseux.
Par la participation de la pensée, on développe
le champ sensoriel et on améliore l'homogénéité
du corps.
En somme, ces positions nous font découvrir une
force dite instinctive, différente de la force
que chaque personne possède naturellement.
Ceci parce qu'elle est le résultat de la
participation de tout le corps dans le mouvement.
Le Yi dirige, le corps opère, et pour les
personnes qui travaillent certains exercices
spécifiques utilisés dans l'étude de l'art
martial, la Force Explosive se manifeste.

2) LA RESPIRATION
Pour pratiquer le QI GONG, la respiration est
naturelle et accompagne les mouvements.
On apprend a respirer de façon ample, en utilisant
à la fois l'abdomen et la cage thoracique.
Cette respiration profonde permet à la fois de mieux
oxygéner le corps, mais également de réduire les
tensions émotionnelles et le stress.


L'ÉTUDE DU MOUVEMENT LENT
ET DE LA FORCE VIVANTE


3) SHI-LI "Essayer la force".
Le mouvement est lent, la force unie dans tout
le corps. Ces exercices ont pour but le développement
de l'homogénéïté et son insertion dans le mouvement.
A ce stade, il y a un travail sur les sons, qui
peuvent accompagner certains mouvements.

4) ZOU-LOU "Marcher".
On apprend à déplacer correctement son centre de gravité.

5) FA-LI "Sortir la force".
Les pratiquants souhaitant obtenir une tonicité et
un dynamisme important y
étudient l'expression explosive de la force instinctive
dans toutes les directions autour de soi.

LE TRAVAIL ÉNERGÉTIQUE À DEUX

6) TUI SHOU ou "poussée des mains".

On s'habitue à contrôler le centre de son partenaire
et à protéger son propre centre, à développer
le sens du contact du corps et particulièrement
des avant-bras.


LA MAÎTRISE DE L'ENSEMBLE DES TECHNIQUES

7) JIJI WU.

C'est l'utilisation spontanée, dans le vide,
de toutes les autres techniques.


8) LE RÉSULTAT DE CE TRAVAIL :

Le YI exercé permet de dominer les membres, il y a
donc une plus libre circulation de l'énergie vitale (QI).
Le Yi contrôle et régit l'émission des différentes
humeurs et hormones du corps (Jing, essence vitale),
et sous forme d'exercices il aide au maintien de celle-ci.
Il aide la circulation du sang en sorte qu'il y ait
renouvellement du "vieux et du neuf" et il règle au
mieux les fonctions des organes inférieurs, enfin il
équilibre l'ensemble.

L'EXPLOSIVITÉ NAIT DE L'IMMOBILITÉ.

Avant d'exprimer le dynamisme, pour mieux comprendre
l'action au ralenti, il faut maîtriser les mouvements
de l'immobilité. Le Qi Gong, c'est occuper le centre pour
mieux agir sur la périphérie. Quelques exemples
peuvent nous aider à comprendre.
Une toupie qui tourne vite semble immobile, idem pour
une roue. Un avion qui va vite paraît immobile.
Plusieurs décennies ont été nécessaires pour reconnaître
que les mouvements lents du TAI JI peuvent améliorer
les performances des mouvements dynamiques. Les années
qui viennent vont confirmer ce qui longtemps
fut occulté: les mouvements de l'immobilité sont
les mouvements éternels.

Dans le Qi Gong, la décontraction et le calme
dirigent le mouvement, ainsi la respiration devient
régulière, profonde, et on a le temps de corriger
des éventuelles erreurs dans le mouvement.
On prend conscience de chaque partie de son corps
et on permet surtout au souffle interne (QI) de circuler
avec le sang, jusqu'aux extrémités de ses membres.

De nombreux exercices sont basés sur le travail des
images mentales.
Par exemple : on visualise son propre corps comme
si, plongé dans de l'eau ou dans de la mélasse,
il se déplaçait avec souplesse, agilité, décontraction.
Ce mouvement total permet à la personne de créer
la sensation de résistance à
l'espace environnant.
Bien sûr, il n'y a pas que le travail mental, soyons
clairs là-dessus. Il y a un travail physique très pointu,
très assidu sur les articulations, les tendons et les muscles.
Ce travail développe la résistance, l'équilibre et
l'efficacité de l'ensemble du corps, tout en le respectant.
C'est cette approche spécifique de l'entraînement qui permet
de pratiquer le Qi Gong et de progresser jusqu'à un âge
très avancé.