AAMC

Académie Arts Martiaux & Culture

QI GONG - KUNG FU YI QUAN

BOXE POINGS/PIEDS

SELF DÉFENSE

REMISE EN FORME - PRÉPARATION PHYSIQUE

Pour une philosophie du corps

LE QI, LA FORCE VIVANTE
LA FORCE VIVANTE : L'ÉNERGIE INTERNE

La pratique du QI GONG développe la "force vivante"
également appelée "force instinctive". Cette force
est différente de la force dite "brute" que chaque
personne possède naturellement. Il s'agit de la force
créée par la participation du corps entier au mouvement.
La respiration reste naturelle et se règle comme
celle d'un bûcheron qui coupe le bois, ou celle qu'on
utilise en s'alimentant.
Chaque personne, selon ses propres données
morphologiques et mentales, développe sa force
instinctive. On peut alors parler d'un Art de Santé,
parce que comme tous les artistes (peintres, musiciens,
etc...) on crée seul quelque chose qu'on utilise
soit pour renforcer la santé, soit pour développer
des aptitudes physiques.
Cette force instinctive créée par la participation
de tout le corps en mouvement et guidée par la
pensée, est la fameuse énergie interne tant décrite
par les anciens maîtres.
Elle est différente de la force dure ou Ying Qi Gong,
c'est-à-dire la force utilisable lors des
démonstrations, par exemple : briser des ampoules
sans se couper, se coucher sur des clous et se
faire casser du granit sur le ventre, plier des
barres de fer avec la gorge et les différentes
casses d'objets.
Cette différence provient du fait que,
contrairement à la force dure, la force
vivante est disponible à n'importe quel moment
sans concentration au préalable, et peut être
utilisée sans grand effort apparent.


LA FORCE VIVANTE NAÎT DE LA DÉCONTRACTION :

Les principes "d'adhérer, coller, relier et
suivre", ainsi que les déplacements, ne peuvent
être bien appliqués sans une totale décontraction.
La décontraction développe la sensibilité et
la capacité de réaction du corps.
Le corps se décontracte par une concentration
correcte.
C'est une partie du travail des postures
d'enracinement, qui sont animées par des pensées
(images mentales ou méditation) correspondantes.
La détente qui envahit le système nerveux central
amène une souplesse des articulations et des muscles.
La décontraction génère alors agilité et vitesse.
C'est ainsi que la force vivante est créée.
C'est une force à la fois légère et compacte.
Elle est semblable à un tuyau de caoutchouc d'où
l'eau s'écoule. Il n'est ni raide, ni mou. Il est
vivant, élastique.
La création de cette force rend le toucher de
l'épiderme plus réceptif et la transformation de
la force de l'adversaire se fait plus facilement.
C'est ce travail qui permet d'appliquer la force
explosive à toutes les techniques de combat,
décuplant ainsi leur efficacité.


LA FORCE EXPLOSIVE :

La détente fait fondre la force raide et fait
circuler ce qui confère à notre corps la vraie
force, le "Qi". Ce qu'on nomme aussi "force vivante".
Cette force fait participer l'ensemble du corps
dans le mouvement.
Pendant le Zhan Zhuang, on paraît immobile, mais
dans notre intérieur tout bouge !
Le corps bouge de façon ininterrompue. La
souplesse, la flexibilité et l'agilité sont le
résultat de la détente. Cette énergie nouvelle
créée une souplesse extérieure qui, au moment
choisi, peut se changer en une dureté extrême.
Le haut du corps devient léger, le bas devient
lourd. La respiration se régule. L'agilité et les
déplacements sont faciles. Enfin, l'émission de la
force explosive est possible!


L'UNION DU CORPS ET DE L'ESPRIT :

Les exercices de Zhan Zhuang apportent l'unité
entre les trois composantes : esprit (par la
concentration), lieu (par la posture) et l'"action"
par le mouvement, malgré l'apparence de l'immobilité,
telle une toupie ou bien une roue qui tournant très vite,
paraissent, à l'oeil, immobiles.

Les directions de base sont au nombre de six.
En haut, en bas, devant, derrrière, à droite, à gauche
auxquelles s'ajoutent la force en spirale. La répétition
de cette contraction musculaire a pour résultat un
réflexe conditionné qui ne concerne pas seulement
le geste, mais implique la participation de tout le
corps à travers celui-ci.
Le geste devient alors l'expression naturelle de
cette entière mobilisation.